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De Charlesbourg à Hawaï

Une caméra et un passeport rempli d’étampes


Publié le 26 juillet 2017

Elle n’hésite pas à délaisser son confort, sachant qu’elle sera aussi heureuse dans un nouvel endroit.

©Photo TC Media – Charles Lalande

PHOTOGRAPHIE. En 2013, Brigitte Thériault, son mari Marc Gendron, et leurs trois enfants, Olivier, Édouard et Béatrice, ont mis le cap sur l’île de Kauai à Hawaï. Ce qui devait être un séjour de 10 mois s’est transformé en une nouvelle «vie de liberté» dans un véritable paradis sur terre.

Initialement, déménager leurs pénates dans la plus vieille des îles principales de l'archipel d'Hawaï provenait du désir d’offrir la citoyenneté américaine à leurs progénitures. Le processus a finalement duré deux ans.

La photographie est un puissant médium pour faire appel à l’émotion la plus pure, pour trouver le beau et l’essentiel.

Brigitte Thériault

La famille a adopté le «Aloha Spirit». Résumé de ce mode de vie totalement différent du nôtre: affection, amour, compassion, pitié, au revoir et bonjour. Pas de place pour le moindre brin de nervosité.

«J’aime une vie de liberté. C’est pour cela que j’ai choisi le métier de photographe. La caméra me permet de gagner ma vie. J’ai un besoin viscéral de changement. Même si je suis bien à un endroit, je sais que je vais être heureuse ailleurs», a lancé la femme de 43 ans.

Tout au long de l’année scolaire, la famille reste à Hawaï. L’été, elle rentre à Charlesbourg pour renouer avec leurs proches. Les 15 et 16 juillet dernier, elle a ouvert les portes de sa maison – et de son atelier d’artiste – au public pour une exposition.

Photographe internationale

Habituée de se retrouver derrière la caméra, Brigitte Thériault est également à l’aise devant celle-ci.

©Photo TC Media – Charles Lalande

À 14 ans, Brigitte Thériault prend son premier cours de photographie. Le début d’une véritable passion qui lui a permis de voyager dans une vingtaine de pays. Deux ans plus tard, la jeune adolescente vend des cartes de souhaits dans le Vieux-Québec, où sont imprimées ses créations.

Elle a débuté sa carrière en obtenant plusieurs contrats pour des magazines de décoration. Elle excelle également dans les portraits : «Je trouve chacun de mes clients fondamentalement beau. C’est dans l’intimité que l’individu se révèle. Chaque fois, ça me confirme que j’aime autant mon travail.»

Elle travaille avec ses vieilles caméras traditionnelles et de la pellicule 120.
Photo TC Media – Charles Lalande

Son sujet de prédilection restera toujours la nature. Disons qu’à Hawaï, elle trouve facilement son compte, un endroit regorgeant de paysages aphrodisiaques.

Étonnamment, la citoyenne du monde préfère travailler avec des vieilles caméras traditionnelles et de la pellicule 120. Pourquoi? «Un rituel de patience qui permet de révéler l’œuvre qui se cache derrière chaque cliché.»

Aujourd’hui, elle n’a plus besoin de présentation sur la scène internationale en photographie. Elle vend ses œuvres grand format aux quatre coins du monde, du Québec à la Nouvelle-Zélande en passant par Paris et San Francisco. Elle expose dans diverses galeries d’art à Québec (Ni Vu Ni Cornu, à Sainte-Anne-de-Beaupré), Montréal (Dimension Plus), Toronto (AGH) et New York (Peach Editions).

L’été, la famille revient à Charlesbourg pour visiter parents et amis.
Photo TC Media – Charles Lalande

Citoyenne du monde, heureuse, libre et rayonnante. Voilà des mots pour décrire la native de Charlesbourg. 

La femme de 43 ans a ouvert les portes de sa maison et de son atelier au grand public.

©Photo TC Media – Charles Lalande