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La laine de retour à la mode

Histoire d’un commerce qui a survécu aux époques


Publié le 9 août 2017

Lynn Lachappelle devant un vaste éventail de produits.

©(Photo TC Media – Charles Lalande)

COMMERCE. En 1987, Lynn Lachapelle lançait Laine Charlesbourg. 30 ans plus tard, la femme d’affaires a survécu aux aléas du marché. Depuis quelques années, la laine connaît une recrudescence qui propulse la Charlesbourgeoise vers de nouveaux sommets.

«Le marché est en explosion, c’est fou! J’ai plein de nouveaux projets qui s’ajoutent», admet la propriétaire, qui ne peut en dire davantage.

Aujourd’hui, si tu n’es pas actif sur les réseaux sociaux, tu ne survivras pas longtemps.

Lynn Lachapelle

Comment expliquer le retour à la mode de la laine et du tricot? De son propre aveu, quand elle a fait son entrée dans le marché, tous les centres d’achat comptaient au moins une boutique du genre. Au fil des ans, plusieurs ont fermé leurs portes.

«Les femmes ont pris de plus en plus de place sur le marché du travail alors, avec la vie familiale, le temps libre diminuait. […] Puis, des vedettes comme Julia Roberts ont ouvertement parlé de leur passion de tricoter, cela a créé un boom et, depuis, ça n’arrête pas d'augmenter.»

Multitude de services

Jusqu’en 2011, Lynn Lachapelle travaillait au gouvernement. Cette autre source de revenus lui permettait de mettre de l’argent dans son commerce lorsque celui-ci connaissait des moments plus difficiles. Maintenant retraitée, elle peut se consacrer à temps pleine à Laine Charlesbourg.

L'un des facteurs qui lui a permis de survivre : son éventail de produits est offert à la classe moyenne, aux gens plus aisés et à ceux qui doivent se serrer la ceinture. Peu importe les moyens financiers, elle trouve une façon d’accommoder ses clients.

Pour le service à la clientèle, elle fait confiance à quatre employés qui se relaient sur le plancher. Elle gère quant à elle la boutique en ligne en plus de donner des ateliers aux personnes intéressées. «Quand j’ai commencé à donner des cours, j’avais seulement deux groupes. Aujourd’hui, j’en ai 11, alors je cherche du renfort pour enseigner», lance-t-elle en riant.

Sa mère a longtemps mis la main à la pâte dans l’entreprise. Il y a six ans, à l’âge de 82 ans, elle a diminué ses activités. Encore aujourd’hui, elle tricote quelques morceaux qui plaisent aux fidèles clients.

Mme Lachapelle affirme qu’elle ne s’est jamais considérée comme une femme d’affaires, mais plutôt comme une passionnée qui réalise son rêve. Elle désire rester à la tête de son «bébé» encore quelques années, mais si une personne sérieuse manifestait de l’intérêt, elle serait ouverte à prendre sa deuxième retraite. D’ici là, vous la verrez cumuler les nombreux projets.